Les trois premières maisons de la Communauté à Mont-Laurier.

Hôtel du Nord de Mont-Laurier, résidence temporaire du premier groupe de femmes destinées à devenir Soeurs de Notre-Dame de Mont-Laurier.

Habitées par la force de Dieu, le coeur chargé de foi et d'espérance, 23 femmes arrivent à Mont-Laurier en 1920.  Monseigneur François-Xavier Brunet, évêque de Mont-Laurier, devient l'instrument dont se sert l'Esprit pour donner à l'Église une nouvelle famille religieuse.  Avec confiance et détermination, ces femmes posent les piliers d'une oeuvre à la fois marquée de grandeur et d'humilité.  C'est ainsi que nous sommes entrées dans l'histoire et au jour le jour, nous continuons d'écrire notre espérance.

1ère rangée: Mère Marie-Jean-du-Sacré-Coeur, Mère Marie-François-Xavier, supérieure générale, Mère Anne-Marie

2e rangée: Mère Marie Vincent-Ferrier, Mère Marie-Rodolphe (remplace Mère Marie-du-Divin-Coeur, décédée.)

Premier Conseil général

Monseigneur Brunet désirait doter son Église diocésaine d'une communauté religieuse qui y prendrait racine pour y jeter la semence de l'éducation dans les paroisses de campagne, du soutien au clergé dans les presbytères et d'une attention privilégiée aux membres souffrants du peuple de Dieu. 

En foulant le sol de cette terre d'adoption, ces femmes y ont laissé battre leur coeur au rythme des besoins en accueillant dans leur humble résidence des enfants orphelins, des personnes âgées et en se rendant auprès des malades à domicile.

L'amour de Notre-Dame et de l'Église, avec une prédilection pour les pauvres, les ont guidées dans le projet de Dieu.  Elles ont choisi la vie, elles ont permis à la vie de jaillir en choisissant de suivre Jésus jusqu'au bout.

Année 1925

Monseigneur François-Xavier Brunet

1er Évêque de Mont-Laurier (1913-1922)

Fondateur de la Congrégation  (1921)

 De ce groupe déjà formé, 7 personnes constitueront un noyau fondateur reconnu par l'ensemble de la communauté.  Le fondateur, Mgr Brunet, procédera à l'érection canonique de l'institut des Soeurs de Notre-Dame de Mont-Laurier, le 19 mars 1921. 

Ce même jour, Marie-Anne Gendron, alors directrice du groupe, reçoit la mission de supérieure générale.  Depuis et encore aujourd'hui, toutes la vénèrent comme première Mère; avec fierté et gratitude, les soeurs reconnaissent l'héritage spirituel que cette mère a transmis et qui fait de nous des adoratrices en tenue de service.

Nous savons que pour porter des fruits toute semence jetée en terre doit mourir.  Notre communauté n'a pas été épargnée.  À travers son vécu, nous y avons relu non seulement l'histoire et les faits, mais bien davantage la trace de Dieu qui ne cesse de conduire son troupeau par des voies mystérieuses, mais porteuses de vie.  Nous y avons aussi reconnu les pas tracés par chacune à la suite de Jésus mort ressuscité.  Tout le chemin parcouru révèle les avancées et les reculs, les appels et les défis, devenus un chemin de grâce, un chemin de vie, notre histoire sainte.  L'intensité de la prière, la confiance inébranlable en la fidélité de Dieu et l'attachement au Christ deviennent la lampe qui éclairera la route à travers l'exode à vivre.

Le 28 mars 1937 Mgr Louis Rhéaume, o.m.i., 2e évêque du diocèse d'Haileybury, devient le co-fondateur de la communauté qu'il prend sous sa protection, l'accueillant dans son diocèse.

Le Père Louis-Philippe Jutras, o.m.i. accueille les premières religieuses qui arrivent à Ville-Marie en 1937.

Dès 1938, il confie à la jeune famille religieuse l'oeuvre de l'Orphelinat Saint-Michel qui lui tient particulièrement à coeur.

Maison-Mère à Ville-Marie  (1937)

Heureux de trouver en ces femmes consacrées des auxiliaires précieuses pour les oeuvres qu'il se propose de compléter et de fonder, Mgr Rhéaume dote la communauté d'un nouveau nom: Soeurs de Notre-Dame-Auxiliatrice, exprimant ainsi leur mission spécifique au sein de l'Église diocésaine en premier lieu, et plus  tard dans les diverses régions de l'Abitibi, du Témiscamingue, du Québec, de l'Ontario, de Saskatchewan, du Nouveau-Brunswick et même en Afrique. 

Orphelinat St-Michel

1ère Maison Mère à Rouyn

1938-1954

En 1954, la nouvelle Maison Mère située sur la rue Perreault Est, abrite les locaux de l'Orphelinat Notre-Dame; par la suite, cette partie de l'édifice connaîtra diverses destinations pour devenir finalement l'Accueil Notre-Dame-du-Sourire avec les Pavillons Claude-Larouche, Du-Sourire, Chez-Soi adapté, Centre Mgr Brunet et autres services en rapport avec les besoins du milieu.

Les premières religieuses qui arrivent à Rouyn-Noranda en 1938.

Monseigneur Louis Rhéaume, o.m.i.

Co-fondateur

1937-1955

Maison Mère, située à Rouyn-Noranda

Accueil Notre-Dame-du-Sourire, Pavillons Claude-Larouche et Du-Sourire,Chez-Soi adapté, Centre Mgr Brunet et autres services.

 

Toujours attentives à répondre aux besoins de leurs contemporains, les Soeurs de Notre-Dame-Auxiliatrice se penchent sur toute misère, fidèles à répandre par leur être et par leur agir la bonne nouvelle que Dieu nous aime.  Aussi nous tenons à rendre grâce

au Seigneur pour toutes ces années de charité au coeur de la vie d'ici et d'ailleurs, selon la devise de l'Institut: MAGNIFICAT et IN CARITATE.

Aux Églises diocésaines de Mont-Laurier, de Timmins (autrefois d'Haileybury) et de Rouyn-Noranda qui nous ont donné de naître et de grandir nous témoignons notre vive gratitude.  Leur soutien incessant a contribué à l'épanouissement de l'oeuvre que nous étions appelées à réaliser en Église.

Après le décès de l'évêque  fondateur  en 1922, Mgr Eugène Limoges du diocèse de Mont-Laurier prend la relève durant 16 années; par la suite, Mgr Maxime Tessier et Mgr Jacques Landriault, tous deux du diocèse de Timmins, ont succédé à Mgr Louis Rhéaume et nous ont accompagnées avec vigilance de 1955 à 1974.  

Nous remercions spécialement Mgr Jean-Guy Hamelin,  fondateur du diocèse de Rouyn-Noranda, qui a été pour nous durant 28 ans un pasteur plein d'attention et de bonté,  soit de 1974 à 2002.

À notre évêque actuel Mgr Dorylas Moreau qui continue l'oeuvre de ses prédécesseurs, nous exprimons aussi notre reconnaissance pour sa bienveillante sollicitude en tout temps.

Monseigneur Jean-Guy Hamelin

1974-2002

L'histoire continue à se vivre et à s'écrire au quotidien.  Le même Esprit nous conduit sur les routes de ce temps.  Il nous revient, Soeurs de Notre-Dame-Auxiliatrice avec nos personnes associées, de poursuivre le service de la mission de Jésus avec la même ardeur que nos devancières.

Monseigneur Dorylas Moreau 

2002-

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Les supérieures générales

Mère Marie-François-Xavier ( Marie-Anne Gendron )

Première mère et supérieure générale de la communauté de 1921 à 1937

Mère Marie-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus ( Anne-Marie Lussier )

Supérieure générale par intérim du 6 février 1937 au 16 juillet 1937

Mère Marie-du-Cénacle (Aurore Racicot )

Supérieure générale de 1937 à 1949

Mère Marguerite-Marie ( Marie-Antoinette Petit )

Supérieure générale 1949 à 1955

Soeur Céline Bibeau ( soeur Marie-Céline )

Supérieure générale 1955 à 1961

Soeur Yvette Jolette (soeur Marie-Reine-des-Coeurs )

Supérieure générale 1961 à 1973

Soeur Denise Picard

Supérieure générale 1973 à 1985

Soeur Rosia Douaire

Supérieure générale 1985 à 1991

Soeur Thérèse Charbonneau

Supérieure générale 1991 à 2001

Soeur Gloria Paradis

Supérieure générale 2001 à 2012

Sœur Fernande Ayotte

Supérieure générale 2012 à …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors du chapitre général de 2006, les membres du nouveau conseil  recevaient le mandat d'étudier l'avenir de
la maison mère de la Congrégation, tenant compte du manque de relève et de l'avancement en âge des religieuses.

Après de nombreux pourparlers datant de 2007 entre la Ville de Rouyn-Noranda, l'Office municipal d'habitation et
la Congrégation, il est finalement convenu en juin 2011 de donner l'immeuble à la Ville de Rouyn-Noranda  avec charges et conditions.  Les religieuses avaient clairement manifesté leur intention de poursuivre la mission de
la Congrégation par l'hébergement de personnes en perte d'autonomie et de se libérer de la gestion de l'immeuble tout en demeurant dans la partie avant de la maison mère.

Pendant un certain temps, « nous pensions vendre la maison mère, mais comme cela aurait pu être une menace pour la continuité des œuvres, nous avons décidé à l’unanimité de conclure un partenariat avec le milieu.  Nous nous réjouissons de l’entente intervenue avec la Ville et l’Office municipal d’habitation » mentionne Sr Gloria Paradis, supérieure générale.

M. Mario Provencher, maire de Rouyn-Noranda, affirme que «pour la Ville et la collectivité, c'est un très beau cadeau, un vrai cadeau du ciel.  En fait, c'est le plus beau cadeau qu'on pouvait recevoir.  Ça va nous aider pour des projets à vocation sociale.  Au nom de la population, on remercie les soeurs pour leur générosité et leur implication communautaire».

De son côté, Mgr Dorylas Moreau, évêque du diocèse, tient lui aussi à louanger le geste des religieuses. «C'est touchant, elles se départissent de leur seule maison. C'est un immense cadeau qu'elles font. Il s'agit d'un beau
et grand geste envers la population. En plus de leur soutien spirituel par la prière, leur apport à la communauté de Rouyn-Noranda est exceptionnel auprès des gens appauvris, abandonnés ou en perte d'autonomie».

En recevant ce bâtiment, sans produit de disposition, la Ville s'engage à loger les religieuses dans la partie avant avec des droits réels de propriétaire, tant qu'elles en auront besoin. Ces dernières assumeront les frais de chauffage, d'électricité, de nourriture, de divers services reçus évalués aux pieds carrés occupés et libéreront des espaces à leur convenance. En plus, la Ville poursuivra la mission de la Congrégation par le maintien de l'hébergement de personnes en perte d'autonomie.

Voilà l'héritage que la Congrégation laisse à la population de Rouyn-Noranda en solidarité avec les gens du milieu auprès de qui elle est engagée depuis 74 ans.

 

 Congrégation des Soeurs de Notre-Dame Auxiliatrice

Communiqué

20 juin 2011